Du discours aux réalités sociales en corse

Derrière le nuage de fumée se cache une dure réalité

Il parait que depuis quelques temps la Corse va mieux, c’est du moins ce que nous martèle la majorité de l’Assemblée de Corse. Cice, crédit d’impôt corse, statut fiscal, statut de résident, officialité du corse, tous ces grands débats occupent les médias accompagnant une certaine politique.
Le patronat local, jamais avare d’aides, nous promet 20 000 emplois, le classement des villages de l’intérieur en zone franche d’impôt a permis de créer quelques centaines de boites aux lettres de siège sociaux ... sans emploi,  ni investissement. Ne soyons pas pessimiste mais réalistes !

Quelques chiffres donnés par la caisse d'Allocation familiale.
La Corse avec ses 320 000 habitants affiche la plus forte croissance démographique de l’hexagone +1.1% depuis 2008. Cette croissance est exclusivement due à des arrivées, en particulier de retraités.

Bien qu’ayant le taux de pauvreté le plus élevé de France, celui-ci a reculé passant de 20.4 à 20.2. Ce recul est dû essentiellement à l’arrivée de retraités ayant une pension supérieure à la moyenne locale.

Notre Département de Haute Corse détient le ruban rouge avec 18% des allocataires sous le seuil de pauvreté (15% en Corse du Sud). Il en est de même pour les ménages à bas revenus avec les taux de bénéficiaires des minimaux sociaux (RSA, AAH, ASS) les plus élevés de France.
Pour les logements sociaux :  en Corse ils représentent 9.5% du parc, (France entière 16.6%) ; on note que les ménages qui consacrent + de 40% de leur budget au loyer sont 23% en Corse (moyenne nationale 15%).
Cerise sur le gâteau : les dernières dispositions du gouvernement Valls/Hollande font que plus de 1000 foyers allocataires ont vu leur aide soit diminuée soit supprimée.

Tous ces chiffres officiels viennent de tomber, la réalité de la précarité en Corse mérite un autre traitement que les nuages de fumée dont nous dispense notre majorité régionale par l'intermédiaire de médias complaisants.