ELECTION PRESIDENTIELLE


Communiqué Régional CGT                     
                                                        Bastia le 10 Mai 2017

Élection Présidentielle.
Le FN battu c’est très bien ; œuvrer pour une véritable politique de justice sociale est plus que jamais nécessaire et urgent.

L’union régionale CGT salue la victoire de la démocratie en ne permettant pas au FN d’accéder à la Présidence de la République. Faire barrage à l’extrême droite fait partie de notre engagement historique. La haine du syndicalisme porté par ce courant politique est incompatible avec les valeurs, les statuts et les revendications de la CGT.
Pour autant le score élevé du FN est à la hauteur de la désespérance sociale conséquence des politiques libérales et d’austérité successives menées par les différents gouvernements.
En Corse le FN frôle la majorité au second tour de l’élection Présidentielle.Aux raisons nationales s’ajoutent chez nous des causes plus particulières qui ont contribué à ce score très élevé de Marine Le Pen.
Certes la précarité de l’emploi, les inégalités qui se creusent, nos services publics qui s’effondrent notamment dans le rural, ont en Corse des conséquences majeures sur la vie des gens. Mais en plus, les débats incessants et les peurs agitées sur les questions identitaires, contribuent à donner de la force aux idées nationalistes du FN.
«On n’est plus chez nous» «Arabi fora ou I Francesi Fora» «les continentaux ou les étrangers prennent le travail des Corses» «on subit une colonisation de peuplement où l’on risque d’être minoritaires sur notre terre»; statut de résident, corsisation des emplois; autant de thèmes qui favorisent le rejet de l’autre, la recherche du bouc émissaire thèmes majeurs de l’extrême droite.
Pour la CGT, le combat syndical pour une politique sociale nécessite l’unité des salariés ; le poids trop important du FN est donc un handicap pour les luttes nécessaires à construire et à mener.
Pour faire face aux mesures anti sociales du nouveau Président de la République (nouvelle loi travail, suppression de 120 000 poste dans les services publics, casse de nos régimes de retraite). Nous avons besoin de convaincre les salariés ; leur montrer que l’adversaire ou l’ennemi ce n’est pas celui qui souffre autant qu’eux ou qui galère autant qu’eux. Ceux que nous devons combattre sont ceux Corses ou pas qui demandent et profitent toujours plus de privilèges, de déréglementation, de baisse du coût du travail, de moins de services publics et de solidarité.
En Corse face à ces défis majeurs, la CGT est disponible en respectant les sensibilités de chacun de créer un vaste mouvement social unitaire ; afin de faire reculer les idées portées par l’extrême droite sur lesquelles s’appuie le patronat, et redonner ainsi espoir à tous ceux qui souffrent des politiques libérales et qui aspirent à une vie meilleure.