Ces nouveaux chiens de garde

Ces nouveaux chiens de garde
Hier, aujourd'hui et peut être demain, l'histoire se répète et les nouveaux chiens de garde veillent à défendre un système qui préserve leurs intérêts aussi petits soient-ils.
Dans la presse les récentes attaques contre la CGT relèvent d'une vieille stratégie portée au nom de la modernité.

Nous serions « dépassés, ringards, en voie de disparition »
pourquoi tant de sollicitude pour un agonisant ?
Cela appelle de notre part, vigilance et réplique car l'enjeu se situe au niveau de la crédibilité de nos propositions pour sortir du désastre économique actuel, leur démarche est de boucher toute perspective de changement démocratique et de défendre l'ordre existant.
Depuis 1 siècle on les nomme : les chiens de garde.

Le récent Contrastu et les commentaires d’après, reflètent en partie cette image portée par les gardiens de l'ordre établi, pour qui progrès social et reforme rimeraient avec recul de civilisation, au nom de la modernité.
Petits ou grands journalistes peuvent-ils jouer encore un rôle de contrepouvoir au nom de leur liberté ou restent-ils comme au 19e siècle dans le moule de la défense de l'ordre établi.
A chaque critique ils s'insurgent et se revendiquent indépendants, objectifs, pluralistes mais n'acceptent pas que puisse germer l'idée d'un autre monde ou, progrès social, répartition des richesses ouvriraient la voie à moins d'injustice.

Être moderne, réformateur rimerait avec baisse du coût du travail, retraite à 70 ans, toujours moins de protection sociale et j'en passe. S'attaquer à la richesse serait spoliation et fuite des capitaux.
L'homme, son travail, serait une variable d'ajustement dans une économie mondialisée et marchandisée, inexorablement soumise à la loi du marché, libre et non faussée.
Le monde serait comme ça et rien ne sert de lutter nous ne sommes plus il y a 50 ans, nous serions les restes d'une anomalie du 20e siècle.
La CGT pour leur malheur a aussi le droit de penser autrement. Nous osons penser que la primauté d'une économie, c'est de répondre aux besoins des populations et pas des actionnaires. La réussite économique n'est pas reflétée par le CAC40, mais par le niveau de vie de la population.

A la CGT nous sommes lucides de la tâche à accomplir, à contrecourant des idées reçues, c'est déjà une forme de résistance, s'engager et lutter c'est aussi se donner les moyens de changer notre quotidien et demain l'ordre existant.
Alors qui est ringard ?