reunion Intersyndicale de Venaco du 23 mars 2017

Déclaration préalable de l'USR CGT de Haute Corse
Depuis plus de 30 ans, les Organisations syndicales réclament une compensation permettant l’égalité de traitement avec le continent. L’enveloppe de continuité territoriale n’a pas permis de compenser ce handicap. Elle a été en partie détournée vers des intérêts privés, au détriment du plus grand nombre.
Les prix en Corse sont toujours plus hauts que sur le continent.
La déspécialisation de l’enveloppe va aggraver cette situation et en bout de course mettre en cause un acquis, qui est rappelons-le, une dotation de l’état compensant ce handicap au titre de la solidarité nationale.
L’indemnité compensatrice de frais de transport qui est en fait la prime d’insularité qui compense partiellement la vie chère et la cherté des transports, a été obtenu en 1989 après 3 mois de grève, et par la lutte.
D’abord appliquée aux fonctionnaires elle a été étendue à la quasi-totalité des salariés de corse. Les négociations avec l’état en 89 et 95 ont acté son extension aux retraités après étude du différentiel de prix entre la Corse et le Continent.

Malgré notre demande l’état n’a pas tenu sa parole.
Les Organisations syndicales de retraités ont depuis continué à réclamer à l’Etat et à la CTC, qui nous le rappelons, par l’office des transports, gère à travers les DSP cette enveloppe pour que soit pris en compte la situation des retraités et leur droit au transport.

Cette mesure est une question de justice sociale elle devrait aussi toucher les précaires, et les chômeurs.
C’est donc bien une mesure de justice sociale et d’égalité de traitement que nous réclamons. A notre demande le président de l’Assemblée a rouvert ce débat, il a fixé le cadre et l’objet.

Ce cadre et cet objet détourne notre revendication, la sort du terrain du droit pour la porter sur le terrain de l’aide sociale.
L’approche caritative ne peut être rejetée mais elle s’oppose sur le terrain du droit à l’égalité de traitement des citoyens.
Nous n’avons pas à traiter du seuil à partir duquel s’ouvrirait un droit les basses retraites qui sont le fruit des bas salaires et des non déclarations et nous n’avons pas entendu le Président de l’Assemblée fustigé le patronat, au contraire, il propose encore et encore plus des allégements de charges, sans contrepartie en termes d’avancées sociales et d’investissements productifs

L’aide et l’assistanat c’est le contraire d’un droit.
Celui de pouvoir se déplacer sans être soumis aux aléas budgétaires. Est-ce un hasard si le mot égalité se trouve sur tous les frontons des édifices publics entre liberté et fraternité.

Tendre la main au nom de l’équité c’est aussi ne pas reconnaître ce droit.
La justice fiscale passe par l’impôt pas par une restriction des droits c’est un des principes fondateurs de la République.