Les retraité-e-s s’expriment le 30 mars
Nous sommes 15,6 millions de retraité-e-s en France. Nous sommes une force sociale mais aussi une proie, car les différents gouvernements qui se sont succédé depuis 20 ans sont parvenus à réduire notre pouvoir d’achat de 20 % ! Il est temps de s’occuper nous-mêmes de notre avenir et de celui de nos enfants.
Comment ? En exigeant la revalorisation de nos pensions et l’amélioration des services publics qui nous aident à bien vivre notre retraite. Neuf organisations de retraité-e-s proposent d’unir nos forces et de porter haut ces revendications le 30 mars.
Les retraités comme les salariés seraient une charge ?
Comment justifient-ils la situation faite aux retraités dont le montant moyen des pensions était de 1066 € brut par mois en 2015 ? En organisant des campagnes de culpabilisation et de stigmatisation des retraités. Nous serions un poids pour la société, d’autant plus lourd que la durée de vie s’allonge, au même titre que le coût du travail serait un handicap pour la compétitivité de nos entreprises.
C’est faux. Pour les salariés, ce dont souffre nos entreprises ce n’est pas du coût du travail mais du coût du capital et de la financiarisation, des dividendes largement distribués qui échappent souvent à l’impôt, 85 milliards de fraude fiscale en France, et qui ne s’investissent pas dans l’activité économique.
Les retraités sont un atout pour notre société
Pour les retraité-e-s, il suffit de rappeler qu’ils ont produit les richesses aujourd’hui dilapidées dans la spéculation financière. Mais pas seulement. Retraité-e-s aujourd’hui ils réinjectent l’essentiel du montant de leurs pensions dans l’économie. C’est ainsi que 17 à 20 % de la consommation est assurée par les retraité-e-s ; ils et elles assurent 40 % de l’aide à autrui par le bénévolat ; ils et elles contribuent à hauteur de 13,8 % du PIB (produit intérieur brut).
Mais alors que le nombre des retraité-e-s va augmenter ces prochaines décennies, les réformes prévoient de réduire considérablement la part des dépenses de retraites dans le PIB, à 11,2 % de 2025 à 2060, c'est-à-dire réduire fortement la consommation des retraités. Cela s’accompagne de surcroît d’une politique de réduction massive des dépenses publiques de santé. Inacceptable.
Une force sociale qui doit s’exprimer
Résister à ces politiques c’est œuvrer pour le bien de l’économie et du bien vivre ensemble, c’est contribuer à assurer à nos enfants une retraite digne et les moyens de vivre en bonne santé.


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Les retraités vivant en corse sont condamnés à cette double peine, retraites de misère et vie plus chère. Cette réalité ne vient pas d'une fatalité, elle est le fruit d'un enrichissement insolent de classes sociales qui, en corse, ont toujours profitées des primes, exonérations et qui aujourd'hui en demandent toujours plus, au nom d'une spécificité qui ne profite qu'à eux-mêmes, au détriment de la grande majorité des corses.

En 20 ans chômage, précarité et misère ont explosé et ce malgré la zone franche, les exonérations, les 2 milliards du PEI.

Les 40 millions d'euros d’économie, fait sur l’enveloppe de continuité territoriale, avec à la clé le démantèlement du service public maritime et la casse de plus de mille emplois, a, et aura des conséquences sur l'activité économique de notre région, comme la déspécialisation de l'enveloppe demandée depuis des décennies par la droite et les libéraux.

Les retraités vivant en corse exigent en plus de la revalorisation des retraites :
  • des mesures claires, répercutant les taux minorés de TVA sur les prix et sur tous les produits de consommation courante.
  • une baisse du prix de l’essence de 20 cts le litre répercutant le différentiel de TVA de 7 % avec le continent.
  • le respect du principe de continuité territoriale et de son enveloppe dédiée, de 187 millions d'euros, pour la mise à parité avec le continent ainsi que la baisse des tarifs de transport.
  • un tarif retraité sur tous les transports qui pourrait se concrétiser par une baisse de 50% des tarifs actuels.

Il serait également nécessaire de faire un point précis des aides accordées, sous diverses formes au low cost, aux navires de croisière, ainsi qu’une étude sur les retombées en termes d’emploi et d’investissement.

Rejoignez les retraités qui veulent que les choses changent. Permanence tous les lundis à 9h30

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A renvoyer à l’USR CGT 2B Impasse Patrimonio 20200 BASTIA